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Crédit photo : Sébastien Hubner

Je vous avais promis que je vous parlerais de ma préparation à l’accouchement donc je rattrape mon retard. J’ai fait une préparation classique. Je trouve que pour un premier enfant, c’est pas mal ! En fait, vu que je n’avais pas eu trop de femmes enceintes dans mon entourage, je ne savais pas grand chose sur le processus et je me posais quand même pas mal de questions : quand partir à la maternité ? comment faire si je perds les eaux ? où aller dans la maternité ? et si ça arrive la nuit ? comment on pousse ? est-ce qu’il y a des symptômes à interpréter négativement ? Bref, tout ça, tout ça !

J’ai la chance d’avoir la clinique à 3 minutes de chez moi. Au sein de la clinique, il y a un centre qui s’appelle l’Espace Femm’Enfant où on retrouve les sage-femmes, les kinésithérapeutes, une salle pour les cours, des salles individuelles, une piscine et un coin pour bébé. J’ai adoré cet endroit car on est comme dans un cocon où on peut tout dire, tout demander, on se sent bien et en sécurité ! J’ai fait tous mes cours de préparation à l’accouchement là-bas, à chaque fois, c’était toute seule ou par deux-trois, donc c’était hyper agréable !

Premier cours : la visite de la maternité

C’est celui que j’attendais le plus car je voulais voir où ça allait se passer. Ce sont des petits détails mais ça rassure de se dire que le jour J, on saurait directement où aller, où sonner, où poser nos affaires et comment on allait être pris en charge. Je me souviens être entrée dans la salle de monitoring en me disant que c’était là que tout commencerait ! On a pas pu voir de salles d’accouchement mais le plus important pour moi était de savoir où me diriger le moment venu !

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Deuxième cours : la préparation à l’accouchement

C’est le cours où la sage-femme nous m’a montré comment respirer, comment se détendre et comment pousser le moment venu. Elle nous a aussi montré techniquement comment le bébé passerait dans le bassin. Ce qui m’intéressait le plus était de savoir à quel moment on décide de partir pour la maternité, quand est le bon moment ! D’ailleurs, on a bien rigolé car elle nous a demandé au bout de combien de temps de contractions rapprochées on devait partir. J’ai répondu 5-6h. Elle nous a dit « Non 2h ! Sauf si vous voulez accouché chez vous ! ».

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Troisième cours : l’allaitement artificiel

J’avais choisi de ne pas pratiquer l’allaitement maternel, j’ai donc fait le cours sur l’allaitement artificiel. En fait, je l’ai fait qu’à moitié. J’avais rendez-vous le 16 ou 17 janvier mais j’ai accouché le 14 janvier. Vu qu’il y avait un risque d’accouchement en avance, j’avais posé plein de questions au cours d’avant ! Ca semble anecdotique de donner un biberon mais elle nous a donné quelques conseils. Elle nous a par exemple expliqué que quand le bébé régurgite, ce n’est pas forcément qu’il ne tolère pas son lait, mais cela peut être lié à l’eau ! Elle nous a aussi expliqué qu’un bébé ne mange pas avant que deux heures se soient écoulées pour éviter les problèmes de digestion. Des points très simples mais quand on ne sait pas, on ne peut pas deviner !

Quatrième cours : les postures

J’ai bien aimé ce cours car la sage-femme m’a donné plein d’astuces pour limiter mon mal de dos, pour me redresser sans douleurs, pour me tenir correctement. Elle m’a aussi donné des conseils pour soulager la douleur le moment venu et a montré à Stéphane quelles positions je pouvais prendre avec ou sans lui pour être mieux. On a aussi vu ensemble des postures pour renforcer mes muscles, un peu comme le pilates finalement !

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Cinquième cours : les suites de couches

C’est le cours où les hommes ne viennent jamais, mais Stéph, il est venu ! Il a même glissé pendant le cours « Si on m’avait dit ça, je serais pas venue ! ». Heureusement que j’ai fait ce cours car je n’imaginais pas que l’après-accouchement serait si compliqué. Elle nous a bien expliqué en détail comment gérer son propre corps après l’accouchement, ce qu’on devait prévoir/acheter pour la maternité et pour après. On a aussi évoquer le retour à la maison et la gestion de bébé, les soins qu’il faut lui faire pour le cordon, pour sa peau et pour le change. Et mine de rien, on a appris plein de choses ! La sage-femme est très « less is more » et solutions naturelles donc j’ai eu de super conseils !

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Derniers cours : la préparation en piscine

Une fois que j’avais fini les cours théoriques, on m’a proposé de faire des cours en piscine pour rester dynamique sans risque pour le dos et le corps de manière générale. C’est simple, j’ai adoré ça ! Je vous en ai parlé plus en détail dans mon article « Sport et grossesse, verdict ? ». Je vous laisse aller voir !

Je n’ai pas fait de sophrologie, d’haptonomie et autres alternatives à la préparation classique. Pour cette première fois, j’avais des questions et des besoins très rationnels, j’ai choisi la préparation à l’accouchement qui va avec ! Cela sera sûrement différent pour un deuxième enfant car j’aurai déjà les bases ! N’hésitez pas à laisser un petit commentaire pour donner votre avis et vos expériences, ça servira aux autres et moi, j’aime beaucoup vous lire !

Bon courage pour les futures mamans et bonne préparation à l’accouchement ! Si ça vous intéresse, retrouvez mes autres articles sur la thématique grossesse en cliquant ici !

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Sport et grossesse, allez, on en parle ! Au début de la grossesse, on espère toujours pouvoir continuer à faire du sport pour plein de bonnes raisons : rester en forme, garder son souffle, contrôler la prise de poids, éviter le surplus de gras et de cellulite. Je vous dis, il y a PLEIN de bonnes raisons ! On a juste omis quelques détails comme la fatigue, les douleurs à la poitrine, au dos et tout ce qui va avec. Chaque femme est différente. Il y a celles qui travaillent beaucoup, celles qui travaillent peu, celles qui travaillent debout ou assises, celles qui sont arrêtées dès le départ et les autres, celles pour qui tout roule et celles pour qui c’est plus compliqué. Quoiqu’il arrive, je trouve que le discours « Quand on veut, on peut ! » est insupportable ! Rien de plus culpabilisant pour celle qui non, ne peut pas ! Elle ne peut pas parce qu’elle a le bassin qui a bougé, parce qu’on lui demande de rester couchée, parce qu’elle travaille et qu’elle rentre épuisée ou parce que tout simplement, on lui déconseille dans son cas. Il y a aussi celles qui prennent plus de poids que la moyenne pour plein de raisons (diabète gestationnel, troubles du comportement alimentaire, rétention d’eau …). Et pour le coup, faire du sport avec 15 ou 18 kilos de trop, je vous mets au défi ! Du coup, j’ai envie de vous partager mon expérience, la façon dont j’ai appréhendé le sport pendant ma grossesse.

Jusqu’à 2 mois, je n’ai pas changé mes habitudes car je ne savais pas que j’étais enceinte. J’ai donc, pendant ces deux premiers mois, continué mon rythme sportif. Vous vous souvenez que j’ai fait la Mud Day en mai ? Des runs de juin où je me plaignais de la chaleur et de mon manque de rythme ? Un 10 kms à Amsterdam ? Et bien pour tout ça, j’étais enceinte, épuisée et je ne comprenais pas pourquoi. Mais je me forçais pour lutter contre ce que je pensais être de la flemmardise ! Il n’y a que pour le 10 kms d’Amsterdam que je savais que j’étais enceinte, sans savoir que courir était déconseillé.

Suite à ce 10 kms d’Amsterdam et à mon premier rendez-vous chez le gynécologue qui m’apprenait que j’étais enceinte de 2 mois et demi en réalité, j’ai arrêté de courir et j’ai aussi arrêté le yoga classique car j’avais de mauvaises sensations en position allongée et sur le vente même si par contre, j’avais perdu du poids. Je me suis donc orientée vers d’autres sports/activités qui sont sans risques et c’est de ça dont je veux vous parler, comment concilier sport et grossesse sans prendre de risques pour le bébé !

J’ai testé … la marche !
Finalement, courir, c’est marcher vite ! De juillet à début octobre, de façon pas forcément régulière, j’ai testé le vélo elliptique et la marche sur tapis à raison de 40 minutes par séance. Je sentais moins le poids et c’était quand même assez confortable. Mais quand même, marcher sur un tapis, c’est assez ennuyeux. Depuis que j’ai commencé à courir en extérieur, c’est moins drôle le sport en intérieur. Pour faire une séance complète, je faisais des fessiers en plus avec évidemment l’objectif de limiter la cellulite ! Pour le coup, ça ne peut pas faire de mal :). J’ai aussi profité des vacances ou des weekends pour beaucoup marcher, faire des balades, ça me diminuait vraiment mon mal de dos lié à la position assise au bureau.

J’ai tenté … les pilates prénatal !
Je n’avais pas entendu parler de l’existence de cette activité avant ma grossesse mais c’est sûrement celle que j’ai préféré. En fait, c’est la seule activité où j’ai eu la sensation que mes muscles travaillaient vraiment et que j’avais parfois du mal à tenir, que je devais vraiment faire un effort. Non seulement j’ai senti que mes muscles travaillaient vraiment mais j’ai aussi eu la sensation de m’assouplir, d’étirer mes muscles. C’est indispensable pendant la grossesse et j’ai vraiment senti de la raideur lors du premier cours. Pour les niçoises, c’est chez Maman Bulle que j’ai fait mes cours et j’ai vraiment adoré. Je vous ai déjà parlé de ce lieu dans mon article dédié au bien-être, c’est vraiment un joli lieu pour les futures mamans/jeunes mamans et enfants et j’ai fait un soin vraiment merveilleux là-bas !

Je me suis essayée … au yoga prénatal !
J’avais commencé le yoga au mois d’avril mais il est indispensable de passer au yoga prénatal si on est pas dans une structure qui permet l’adaptation. C’est vraiment complémentaire aux pilates pour moi. La dimension étirements, sports, postures est également présente. Moins dans l’objectif de travailler ses muscles profonds mais plutôt sa souplesse et son équilibre. Et oui, le centre de gravité change un peu, je le voyais bien quand je me baissais pour mettre des chaussettes ! Le petit plus, c’est vraiment la méditation, la détente, le calme. J’ai travaillé jusqu’à 7 mois plein an ayant beaucoup mal au dos, en ne prenant pas vraiment le temps de prendre soin de moi avec le déménagement qui approchait et tout ce que cela implique. Du coup, je suis retournée au yoga tout de suite après avoir été arrêtée vu que mon gynécologue m’avait dit que je pouvais y aller sans problèmes et que ce serait bénéfique. Ca m’a fait un bien fou, je me suis enfin sentie détendue, ce laisser-aller qu’on recherche était là. Pour les filles du sud, j’ai testé chez Happinest, à Cagnes sur Mer, un très joli centre pour futures mamans, jeunes mamans et enfants. On était 4 et c’était vraiment un moment de déconnexion totale, surtout en hiver car il faisait nuit le soir et que du coup, nous avons fait le cours dans la pénombre. J’avais prévu d’en faire à l’espace Femm’Enfant de ma maternité pendant le dernier mois, puis entre temps, Louise est arrivée !

J’ai testé … l’aquagym prénatal !
On me l’a proposé dans le cadre de la préparation à l’accouchement et je n’ai pas hésité. Dès le premier cours, j’ai trouvé que cela me faisait un bien fou. On ne sent plus vraiment son poids donc c’est très agréable. Le cours est bien rythmé avec de nombreux exercices dynamiques ou statiques. Pendant 1h, tous les muscles du corps sont sollicités et j’ai vraiment eu la sensation de faire des cours d’aquagym, pas seulement du barbotage pour femme enceinte ! Donc vraiment, je recommande, c’est très agréable et c’est bon pour la peau aussi. Pour celles qui ont du mal à assumer leurs formes ou qui se sentent mal dans leur peau, c’est idéal car dans l’eau, les corps sont dissimulés !

J’ai tenté … les longueurs à la piscine !
Au début de la grossesse, j’ai été plusieurs fois à la piscine et c’était top. J’arrivais à faire 1h de longueur en brasse ou avec une planche, c’était vraiment agréable, et encore une fois, super bon pour la peau. Je n’ai pas pu continuer après mes vacances car les horaires des piscines n’étaient pas compatibles avec les horaires de bureau ! Mais si vous êtes en arrêt ou si une piscine est ouverte après le travail vers chez vous, n’hésitez pas ! Demandez bien conseil à votre gynécologue et/ou sage femme pour la durée de l’effort ou pour les types de nage les meilleurs, notamment pour le dos. Moi, j’en ai fait à un moment où je n’avais pas encore pris de poids mais je suppose que cela aurait demandé une adaptation d’en faire avec la prise de poids.

Finalement, sport et grossesse sont totalement compatibles, il suffit d’adapter la discipline, la fréquence, la durée de l’effort, les positions. N’hésitez pas à vous renseigner plutôt que de le faire seule. Chaque grossesse est tellement différente que ce qui est valable pour l’une ne l’est pas pour l’autre. Attention aussi à ne pas trop en faire pour ne pas trop puiser dans votre énergie, le bébé a aussi besoin de votre énergie pour grandir et grossir. Le sport et la grossesse, c’est finalement une question de juste équilibre et d’envie. J’espère vous avoir éclairé un peu sur le sport pendant la grossesse, vous avoir peut-être donné des idées et des envies ! Quoiqu’il arrive, cet article est uniquement un retour d’expérience sur comment concilier sport et grossesse. Il ne se substitue évidemment pas aux avis/aux recommandations/aux conseils de la part de votre médecin. C’est évident mais je préfère le préciser quand même :) … Bon sport les filles ! Et surtout, pas de jugements, pas de compétition, pas de pression. Juste du plaisir !

Photos par Yoann Rochette (Et j’étais enceinte de 2 mois tout juste !)
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Gros sujet, la valise de maternité ! Evidemment, ce n’est pas le genre d’article très glamour qui va toutes vous intéresser mais j’ai tellement cherché quoi mettre dans cette fameuse valise que je me dis que c’est tant mieux si ça peut servir à d’autres. J’ai compilé des conseils de copines, des lectures sur des blogs ou sites spécialisés, des lectures sur des sites de marques pour bébé pour me faire ma propre liste avec tout ce qui allait m’accompagner à la maternité, ou plutôt « nous accompagner ». Dans la maternité où j’ai accouché, on nous demande d’avoir deux sacs, l’un pour la salle d’accouchement, l’autre pour la chambre, de telle façon à ne pas avoir à tout trimballer à droite à gauche ! C’est parti pour l’article le moins glamour du monde : le contenu de ma valise de maternité. Heureusement que j’avais fait cette liste en avance, mais ça aurait été bien aussi de remplir les valises en avance ! Le jour J, j’ai quand même mis 1h à tout rassembler !

L’objectif, ou plutôt le challenge : faire le plus léger possible sans oublier aucun indispensable !

Mon sac pour la salle de naissance

J’ai pris un petit sac 24h qui est à Stéphane et que j’aime bien, comme pour me rassurer un peu le jour J. Mais finalement, je l’ai à peine vu ce sac ! Voilà ce que j’y ai mis à l’intérieur pour moi :
– 1 petit brumisateur (Il est interdit de boire pendant le travail donc ça permet de s’hydrater un peu et de ne pas avoir les lèvres sèches. Mais pour ma part, je ne m’en suis pas servi, je n’ai pas eu spécialement chaud et ça n’a pas duré assez longtemps pour que je sois déshydratée.)
– un tee-shirt fluide et doux pour remonter en chambre après l’accouchement
– la détermination du groupe sanguin (il faut l’avoir mais je l’avais finalement oublié le papier !)
– le dossier médical de mon suivi de grossesse
– les bilans sanguins
– les examens complémentaires, pour ma part, uniquement les échographies
– le livret de famille, les cartes d’identité de Steph et moi
– le document de reconnaissance anticipée (si comme nous, bébé arrive en avant, on ne l’avait pas mais il le fallait !)

J’ai ajouté aussi ce dont on aura besoin pour notre mini :
– 2 pyjamas (j’avais pris un taille naissance et un taille 1 mois selon le poids et la taille qu’elle ferait)
– 1 gigoteuse (On avait pas encore acheté de petite gigoteuse de nouveau-né donc notre gigoteuse était immense, bien trop grande. Je vous conseille d’en acheter une pour 0-2 mois qui sera plus ajustée et qui tient plus chaud du coup)
– 1 brassière en laine
– 1 body (j’avais pris taille 0-1 mois)
– 1 paire de chaussettes
– 2 couches
– 1 bonnet (mais finalement, la maternité en donne un)
– 1 petite couverture qui ne servira potentiellement que pour la naissance et les 24 premières heures car elle risque d’être tâchée. Nous, on ne l’avait pas encore reçue donc on a pris un grand lange, c’était très bien aussi.

Ma valise de maternité

Là, pour le coup, j’ai pris une valise, c’est plus simple, ça roule et tout est bien organisé à l’intérieur. C’est une valise de taille cabine. Je n’habite pas loin de la maternité donc Stéphane pouvait faire le relais si oubli ou pour ramener quelque chose à la maison. Allez, on commence par ce qu’il faut pour le bébé :
– 1 drap-housse pour le berceau (ils disaient 3 mais en 3 jours, un seul a suffi !)
– 5 pyjamas (voire plus car on en met un pour la journée, un pour le soir. Nous, on en avait que 5 donc Stéphane a fait une machine un soir)
– 1 gigoteuse (la même que celle du sac d’accouchement ou une autre)
– 10 bodies croisés, donc qui s’ouvrent par devant
– 3 paires de chaussettes
– 5 bavoirs
– 2 capes de bain
– 1 paquet de couches complet
– 1 paquet de carrés de coton pour le change
– 1 thermomètre électronique voie rectale
– 2 maxi-langes en coton
– du liminent oléo-calcaire pour le change
– 2 petites peluches

Et parce que moi aussi, je vais rester quelques jours, voilà ce que j’ai emporté :
– 3 tenues de nuit confortables mais jolies quand même pour me sentir un minimum bien ! J’ai pris des shorts fluides et des tops légers achetés dans la taille au-dessus.
– 4 tenues confortables pour la journée (prendre des tenues qui ne serrent pas au bas-ventre en cas de césarienne imprévue). J’ai misé sur des robes fluides.
– une trousse de toilette habituelle, sans oublier le gel toilette intime, l’huile pour le ventre et un peu de make-up pour me donner bonne mine et être correcte sur les photos !
– des serviettes de toilette
– une paire de tongs pour ne pas marcher pieds nus et pour éviter de devoir se baisser pour enfiler des chaussures qui se ferment (je les ai oubliées mais ça m’a manqué !)
– des sous-vêtements confortables, type culotte en coton
– une brassière de sport pour le dernier jour si vous n’allaitez pas et que vous aurez besoin de contenir les montées de lait.
– des protections féminines : je n’ai pas pris de slip jetables car le côté filet ne me tentait pas du tout ! J’ai donc acheté un paquet de serviettes pour personnes incontinentes et un paquet de protections féminines nuit pour l’après-accouchemement, puis des paquets de serviettes classiques pour les 35 jours suivants !

Quelques trucs en plus pour l’administratif, le confort et les souvenirs !

L’accouchement, ça peut être très long comme très court, mais au cas où ce soit long, mieux vaut penser à 2-3 trucs. Ensuite, on reste quelques jours à la maternité donc là encore, mieux vaut avoir quelques petites choses :
– mon agenda de grossesse pour y marquer les petits détails dont on veut se souvenir, les anecdotes à chaud et tout simplement quelques souvenirs
– notre appareil photo pour mitrailler notre mini et se créer plein de souvenirs !
– les chargeurs de téléphone
– la carte vitale et le chéquier
– une petite veilleuse pour éviter de devoir allumer la grande lumière en pleine nuit !
– mon coussin d’allaitement pour dormir correctement
– une sucette car les bébés ont un gros besoin de succion pour les rassurer

Bon, vu comme ça, la quantité semble colossale ! Mais finalement, tout est rentré dans ma valise taille cabine et dans un sac. Même si on est jamais vraiment prêt psychologiquement je pense, au moins, l’être matériellement rassure toujours un peu ! En tous cas, j’avais écrit cet article la semaine avant mon accouchement pour m’aider à faire la liste au passage, et je vous le dis, si ma valise avait été bouclée, ça m’aurait rassurée ! Comme vous vous doutez, je n’ai pas pris le temps de faire des photos donc à la place, je vous mets les dernières photos prises avant l’accouchement (que j’ai raconté ici) ! N’hésitez pas à laisser un petit commentaire si vous aviez emmené quelque chose de particulier en plus de tout cela, ça aidera sûrement d’autres futures mamans … Pour retrouver mes autres articles sur ma grossesse, c’est par ici !

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On ne va pas se mentir, être enceinte n’est pas une maladie, mais ça engendre pas mal de changements quand même ! Que ce soit la gêne liée à prise de poids qui gêne, les changements de la peau du visage, les tiraillements de la peau du ventre, la perte de masse musculaire, les douleurs dorsales ou articulaires, ou tout simplement la fatigue, être enceinte engendre pas mal de petits ou gros maux, plus ou moins présents, gênants au quotidien ou à un instant t. Bref, quand on est enceinte, on a besoin de solutions bien-être pour se sentir mieux, atténuer les douleurs et/ou tout simplement prendre soin de soi ! J’ai testé plusieurs types de soins et j’avais envie de vous en parler pour vous guider un peu, vous rassurer ou vous donner des idées.

L’ostéopathie pour soigner les douleurs lombaires

J’ai mal au dos depuis le tout début de ma grossesse. Je pensais que c’était « normal » donc je ne disais trop rien et je prenais mon mal en patience. Jusqu’à ce que ça devienne plus intense à 6 mois de grossesse et que j’aille voir une osthéopathe qui m’a finalement dit que non, ce n’est pas normal ! Je l’ai vue 2 fois et elle a constaté que mon bassin avait bougé, ce qui me faisait ces douleurs lombaires. Je lui ai aussi fait part de douleurs aux côtes sur un côté, celui où le bébé n’est pas. Elle m’a expliqué qu’en grossissant, l’utérus avait tiré sur le diaphragme, le faisant descendre, d’où ces douleurs. En deux séances, c’est allé déjà mieux mais la position assise de la journée était vraiment douloureuse pour moi. Depuis que je suis arrêtée, le gynécologue m’a conseillé la position semi-allongée pour me reposer un maximum, ce que je fais tous les matins sans exception. L’après-midi, j’alterne position assise à la maison, la marche pour aller faire ce que j’ai à faire. Par contre, si je sais que je vais sortir un soir pour dîner ou pour une soirée, je me repose toute la journée et je fais en sorte, pendant la soirée, de pouvoir m’asseoir. Par exemple, pour la soirée chez Pimkie que vous avez peut-être vu passer sur Instagram, je m’étais reposée toute la journée, je suis restée environ 1h30 dont une partie où je me suis assise. Quand on a mal au dos, c’est important de ne pas aller jusqu’à avoir mal donc j’anticipe au maximum les situations. Je vais retourner chez l’ostéopathe une fois en janvier pour le suivi puis j’y retournerai après l’accouchement, on me l’a de nombreuses fois conseillé. D’ailleurs, j’emmènerai la mini aussi dans les jours qui suivent sa naissance. Je vous raconterai tout ça dans un autre article !

Coup de coeur pour le massage spécifique femme enceinte des Thermes Marins de Cannes

Vous connaissez sûrement les thermes marins du Radisson Blu Cannes car je vous en parle régulièrement, notamment sur Instagram. C’est un de mes endroits favoris sur la Côte d’Azur et dès que je peux, j’y vais ! Début décembre, juste après avoir été arrêtée par mon gynécologue, j’avais vraiment besoin de décompresser et de me détendre. Il m’a d’ailleurs conseillé de prendre soin de moi. Je suis allée passer une demi-journée aux Thermes Marins de Cannes et comme à chaque fois que j’y vais, tout était parfait. Les Thermes Marins proposent un soin dédié aux femmes enceintes et la particularité est qu’ils sont les seuls à avoir une table amovible avec un trou au milieu qui permet de faire de la place pour le ventre et/ou la poitrine en fonction des femmes. La masseuse met une serviette sur le trou donc le ventre est maintenu par la serviette, dans le creux, ce qui est parfait pour être sur le ventre et profiter d’un vrai massage ! Quel bonheur d’être sur le ventre pour une fois ! Le massage a duré une heure, il est fait à l’huile de coco (le bonheur !) et toutes les parties du corps sont passées en revue, des orteils au cuir chevelu, le PA-RA-DIS ! Le soin coûte 100€ pour 1h mais en sortant, vous pouvez profiter de l’espace bien-être qui est vraiment idéal et qui prolonge vraiment le soin. Même si en étant enceinte, on ne peut pas profiter du sauna et du hamac, quel plaisir de passer un moment dans l’eau de mer, sur un transat, dans le jacuzzi, le tout face à la mer ! Et surtout, je vous conseille de terminer ce moment de bien-être dans la salle de relaxation. J’y suis restée 30 minutes. Il y a des waterbeds, c’est très agréable et encore plus en étant enceinte, de la musique dans des casques, un peu de tisane à disposition et une lumière tamisée. Ca m’a vraiment fait un bien fou. Si vous êtes dans la région, n’hésitez pas à vous l’offrir ou à vous le faire offrir ! Et pour les autres, profitez au moins d’un soin, je vous le garantis, ça vaut vraiment le coup !

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Un vrai moment de détente chez Maman Bulle

Pendant le dernier trimestre, je ressens vraiment le besoin de me chouchouter, de prendre soin de moi et de me détendre. Je trouve que je n’ai pas assez pris le temps pendant les deux premiers trimestres et j’essaie de rattraper un peu tout cela. J’ai eu envie d’un massage qui fait du bien. Non seulement il m’a vraiment reposé, mais ça m’a aidé à atténuer les douleurs musculaires et ça a favorisé ma circulation sanguine. Je commence à avoir les doigts qui gonflent légèrement la nuit. Je le vois car je n’arrive plus à enlever mon alliance le matin pendant 1h environ. Et globalement, après ce type de massage, je me suis sentie plus sereine, plus zen mais aussi requinquée ! En plus, la masseuse a utilisé des huiles végétales neutres donc je suis ressortie avec la peau vraiment nourrie et ça fait un bien fou sur cette peau qui s’étire ! Et évidemment, ça fait du bien au moral d’être chouchoutée donc si vous avez un institut de ce type proche de chez vous, foncez ! Pour les niçoises et alentours, ce soin est à 80€ pour 1h.

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Mes petits soins à la maison

Même si je dois dire que je n’ai jamais fait faire autant de soins que pendant la grossesse, on ne peut pas non plus aller en institut toutes les semaines, ni même tous les mois ! J’ai donc évidemment adapté ma routine de soins à la maison pour répondre aux besoins de ma peau. Pour commencer, j’ai switché mes soins habituels par des soins naturels pour préserver ma peau et le bébé. Il y a beaucoup de marques et de produits dédiés aux femmes enceintes, pour tout les budgets, donc je n’ai pas hésité. J’ai aussi adapté les textures. Moi qui détestait les huiles, je m’y suis mise et c’est vraiment très agréable. Bon nombre d’entre elles pénètrent vite et ne laissent pas les mains grasses (oui oui, c’est moi qui dit ça !). J’ai plutôt utilisé les huiles le soir et j’ai gardé les textures huiles sèches et crèmes pour le matin, pour pouvoir m’habiller dans la foulée. Sous la douche, j’ai acheté une huile hydratante, je ne sais pas trop si ça a un pouvoir mais en tous cas, c’est très agréable sur le ventre ! Et surtout, je fais attention à gommer délicatement ma peau. Pas de gommage à gros grains mais plutôt à micro-grains, délicatement passés sur le ventre à la main. Pour le reste du corps et notamment mes jambes sèches, je suis restée avec mon gommage habituel ! Enfin bon, ça ne va pas durer longtemps vu que j’ai de plus en plus de mal à attendre le bas de mes jambes de façon prolongée ! Pour retrouver les soins anti-vergetures que j’ai utilisés pendant ma grossesse, c’est par ici.

Je crois que je vous ai tout dit de ce que j’ai testé, aimé, adoré en matière de bien-être ! La grossesse, c’est vraiment LE moment où il faut prendre soin de soi, se détendre, se faire chouchouter. Que ce soit dans des thermes ou en institut si vous le pouvez, ou tout simplement chez vous, il faut s’accorder ce temps-là, au moins pour le plaisir ! N’hésitez pas à commenter pour proposer des noms d’instituts qui proposent des soins pour futures mamans, cela servira sûrement à celles qui ne sont pas sur la Côte d’Azur ! Et si vous avez testé d’autres types de moments de bien-être, d’autres soins à la maison, dîtes-moi tout :)

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Coucou ! On se retrouve pour un nouvel article grossesse/maman/bébé puisque vous êtes nombreuses à m’avoir demandé si j’allais vous raconter mon accouchement. C’est toujours le terme qui fait peur. Depuis toujours, je sais que j’aurai un jour des enfants. Mais rien que le mot accouchement me faisait flipper. C’est quand même l’inconnu ! Personne ne raconte jamais vraiment son accouchement, personne ne te dit comment ça se passe après et surtout, la plupart des femmes te diront « Non mais tu oublies vite la douleur quand tu as ton bébé ! ». Il n’y a aucune vérité générale et la théorie ne se vérifie pas à tous les coups. Comme mon anesthésiste m’a dit le lendemain de l’accouchement, « une femme enceinte pour nous, c’est comme une grenade dégoupillée, tout peut arriver ! ». Et c’est vrai ! Je fais partie des chanceuses pour qui tout s’est déroulé comme sur des roulettes, sans problème particulier. Donc, c’est parti, je vous dis tout, comme d’habitude de façon très spontanée et surtout, avec beaucoup de transparence car c’est ce que vous avez envie de lire je suppose !

Retour le 11 janvier. Je suis à huit mois et j’ai rendez-vous chez mon gynécologue. L’échographie se passe bien, le bébé est estimé à 2,3 kgs ce jour-là et à 3 kgs à terme. On fait ensuite l’examen et une fois de plus, le gynécologue me confirme que le bébé est très bas, qu’il appuie vraiment sur le col et que ça peut arriver cet après-midi comme dans un mois, que tout existe. Du coup, moi qui me ménageait depuis déjà un mois, j’étais partie pour continuer. Deux jours après, donc le 13 janvier, j’avais rendez-vous chez le dentiste mais j’étais un peu fatiguée. Je suis allée à mon rendez-vous à Antibes où ma copine Caroline (la dentiste) me fait remarquer que mon ventre est bien sur le côté. Puis j’en ai profité pour passer à la pharmacie acheter du liniment et quelques articles qui me manquaient pour faire ma valise de maternité. J’ai oublié l’ordonnance pour acheter notamment la Bétadine qui sert pour la douche avant d’aller à la maternité, mais je suis fatiguée donc je me dis que je reviendrai plus tard, j’ai envie de rentrer. En voiture, je passe devant Kiabi et je me dis que ça vaut le coup de s’arrêter pour récupérer un colis et voir si les soldes valent le coup. Je fais un tour de 20 minutes et je sens que mon ventre commence à peser mais je me force à aller à La Halle en face pour m’acheter une tenue confortable pour l’après-accouchement. En rentrant, je suis complètement KO de cette virée de 11h à 15h30 et je file dans le canapé. Ca fait déjà deux jours que les coups dans mon ventre sont un peu plus douloureux et que je suis obligée de m’installer semi-allongée pour être à l’aise. Le soir, avec l’amoureux, on décide de rester tranquille et de regarder Games of Throne. Pendant tout l’épisode, je ne sais pas comment me mettre, je m’allonge, me redresse, les pieds sur la table, puis en tailleur. Bref, je me dis que le mois qui reste s’annonce long et qu’en plus, le weekend va être chargé car j’ai prévu de faire ma valise de maternité le samedi et j’ai ma baby shower le dimanche avec toutes les copines qui débarquent ! Mais ça, c’était avant que Louise n’en décide autrement !

Nous voilà le 14 janvier. On est 4 semaines avant le terme, je viens de faire une longue nuit qui m’a fait du bien, lovée contre mon coussin d’allaitement ! Stéphane décide d’aller courir vers 12h45. Parfait, j’avais pas envie de faire à manger tout de suite donc ça me laisse une heure de répit. Je prépare des poireaux, c’est la première fois que j’en fais ! Mon chéri est de retour donc je prépare le reste pour qu’on puisse manger. Je suis de profil et je lui dis « C’est fou, mon ventre s’arrondit un peu plus chaque jour ». Il me répond « C’est vrai que là, il a bien pris et il est plus bas ». Dix minutes après, il est 13h50, Stéphane est dans le canapé en train d’enlever ses baskets, je suis en train de finir la cuisson du repas et là, je sens mon sous-vêtement se gorger d’eau et je vois cette eau tomber par terre. Je regarde puis je me retourne vers Steph « Mais c’est quoi ça ! ». Je suis alors complètement perdue. Je ne sais pas si j’ai perdu les eaux ou si je suis incontinente ! Mais cette eau est translucide, propre, n’a pas d’odeur ni de couleur. On se dit que c’est peut-être ça « perdre les eaux ». Pourtant, on est loin d’un torrent d’eau. Je reste immobile, les steaks crament, de l’eau s’échappe de moi et je demande à Steph d’aller demander à la voisine (qui est sage-femme) si c’est censé être transparent et si elle peut me prêter la fameuse bétadine que je n’ai pas pu acheter la veille ! Elle confirme. Vu que je n’ai pas eu de contractions, je n’ai pas la sensation que ça va arriver. Du coup, ma préoccupation première, c’est que je n’ai pas eu le temps de me laver les cheveux ! Mais vu qu’on a 2h pour aller à la maternité, je file sous la douche où je regarde ce ventre qui ne sera peut-être plus là demain. Shampoing, masque, sérum, séchage, lissage, un peu de make-up. Je prends mon temps comme si je ne me rendais pas compte de ce qui arrivait. Après tout ça, on fait la valise vu qu’évidemment, c’était le programme de l’après-midi donc rien était prêt ! Je prends la liste que j’avais préparée et on met tout ça dans deux petites valises. Il me manque plein de trucs mais quand il faut y aller, il faut y aller ! Allez, il est 15h30, on part pour la maternité qui est à trois minutes de la maison, on prévient les parents et je cherche du réconfort par texto auprès de ma copine Manon. Je commence à sentir que mon ventre « se tend ». On arrive, direction la maternité, on sonne et on entre. « Bonjour, j’ai perdu les eaux à 13h50 ».

Première étape, direction la salle du monitoring. Je suis encore toute gênée, je demande si j’enlève mes sous-vêtements ! Mais oui, à partir de là, on passe beaucoup de temps toute nue, tout le monde regarde ce qui se passe mais tout est normal ! Pour l’instant, on est que trois : la sage-femme, Stéphane et moi ! Elle me fait la perfusion, installe le monitoring pour surveiller le coeur du bébé et les contractions. Elle me fait le premier examen pour voir comment est le col. Et là, douillette comme je suis, je me plains que ça fait mal ! Elle me dit que ce n’est que le début, qu’elle doit « aller loin pour voir où est le col ». Je dis rien mais je commence tout doucement à me dire que je vais morphler ! Tout va bien pour bébé, les premières contractions sont très légères et commencent vers 16h. Pendant ce temps, on remplit les papiers, une auxiliaire puéricultrice me demande les petites affaires pour Louise et évidemment, il nous manque quelques trucs. On avait pas encore les couches par exemple donc Stéphane est parti en acheter juste à côté pendant qu’on me monte en chambre en attendant que le travail commence vraiment. Je m’allonge donc sur ce lit, dans cette grande chambre. Au début, c’est supportable mais les contractions deviennent vite de plus en plus intenses, longues et fréquentes. Je télécharge une application dont ma copine Clémentine m’avait parlée pour évaluer la fréquence des contractions. Je me rends compte que j’en ai toutes les deux minutes et que c’est vraiment de plus en plus douloureux. La sage-femme m’a dit de me mettre debout car ce sera plus supportable. C’est vrai, je l’avais vu dans les cours mais avec le stress, j’avais tout oublié déjà ! Il est 17h45, je commence à bien souffrir mais je ne me plains pas trop non plus en me disant que c’est que le début. Stéphane est revenu et j’appelle la sage-femme pour faire un point quand même. Elle me dit qu’elle ne peut pas m’ausculter trop régulièrement car quand on a perdu les eaux, chaque examen est un risque de contamination. Je lui dis que là, je pense que j’ai avancé. Effectivement, on est à 3-4 centimètres en moins de 2h donc elle me dit qu’on va descendre en salle d’accouchement et qu’avant, je dois me doucher avec la bétadine. Je suis bien sous la douche, la chaleur atténue la douleur, mais elle me dit de me dépêcher un peu si je veux ma péridurale car elle pense que ça va aller vite. Ni une ni deux, il ne fallait pas m’en dire plus pour que je me grouille de sortir mais je n’ai pas de serviette, j’ai oublié ! Du coup, je me sèche avec un drap et on part comme ça !

Deuxième étape, j’arrive en salle d’accouchement vers 18h, il fait déjà nuit et l’ambiance est très calme car je suis la seule à être venue pour accoucher ce soir-là. On est dans la pénombre, je suis avec une sage-femme qui s’appelle Cécile et qui est adorable. Elle me soutient, m’encourage. L’anesthésiste est appelé, il arrive de chez lui. Stéphane tente de faire des blagues mais autant vous dire que c’est pas le moment, j’ai mal et j’attends le médecin comme le messie ! Il arrive vers 18h30, on se prépare pour la péridurale et je vis mes dernières grosses contractions. Il m’a fait une anesthésie locale que je sens bien passer. Il faut dire qu’au moment où il l’a faite, une contraction est arrivée. Une fois le cathéter placé, il a diffusé le liquide et cela fait comme de l’électricité dans le corps. C’est particulier, pas vraiment agréable mais je gardais bien en tête l’objectif : me soulager pour la suite ! A 19h, mon col est à un peu plus de 5 centimètres. J’ai encore eu deux ou trois grosses contractions, puis j’étais endormie. J’ai senti mes jambes devenir de plus en plus lourdes puis la sage femme m’a placée sur le côté gauche, contre un coussin d’allaitement dans le but de faire descendre le bébé dans le bassin. Je suis restée 45 minutes dans cette position et je me suis endormie. J’ai pu me reposer un peu, ça m’a fait du bien. Ensuite, elle m’a mis dans l’autre sens. A 20h15, je suis à 7 centimètres, c’est allé plutôt vite. La sage-femme vient de terminer sa journée et c’est donc une autre sage-femme qui prend le relai. Elle arrive et me demande tout de suite si j’habite dans la résidence qu’elle pense. Sur le coup, je me dis que j’espère ne pas me retrouver face à l’une d’entre vous dans une situation si gênante ! Et finalement, elle me dit qu’elle est l’amie de ma voisine et qu’on s’est croisées la semaine précédente ! Elle a été vraiment douce, encourageante et agréable, c’était vraiment un plaisir de partager cela avec elle.

Troisième étape, c’est parti, on va faire naître ma petite Louise ! Vers 21h15, elle m’ausculte et se rend compte que je suis à dilatation complète, c’est allé très vite. Elle me dit que pour faire les poussées, je dois davantage sentir les contractions donc elle diminue l’effet de la péridurale à quelques reprises. L’atmosphère est toujours très calme, il n’y a personne dans les autres salles d’accouchement et rien ne nous perturbe hormis les éclairs et le tonnerre de l’orage qui gronde dehors ! On est toujours dans la pénombre avec une lumière plus forte qui éclaire le bas de mon corps. On m’avait dit que j’aurai chaud mais je suis bien. On m’avait dit que j’aurais besoin de m’hydrater la bouche avec un brumisateur mais j’étais bien. Je repense à toutes ces fois où je regardais Baby Boom à la télé et finalement, je suis hyper sereine, pas vraiment exténuée ni toute transpirante. Je crois que j’ai de la chance de vivre un accouchement si « tranquille ». Il est 22h, mon gynécologue est arrivé et c’est parti pour les poussées. C’est le moment de se souvenir des cours de préparation à l’accouchement pour être efficace. Au départ, je n’arrive pas vraiment à pousser correctement dès la première expiration. Au bout de quelques minutes, je commence à être plus efficace, mais c’est quand même dur ! Au bout de 20 minutes, la sage-femme me dit qu’on a environ 30 minutes pour sortir le bébé naturellement et qu’au-delà, il faudra utiliser des instruments. J’avais pas envie de ça donc j’ai essayé de pousser encore plus fort. Steph m’encourageait et surtout, il me soutenait la nuque, ce qui fait un bien fou ! Au bout de 30 minutes, la tête était presque passée donc il m’a demandé de pousser plus longtemps à chaque expiration. Il me fait toucher sa tête pour me montrer qu’elle est en partie à l’extérieur. C’est étrange comme sensation. La sage-femme et l’auxiliaire m’ont aidées en appuyant sur mon ventre. Moi qui osais à peine appuyer dessus pendant la grossesse, là, c’est vraiment impressionnant. Mais je n’ai pas mal, je leur fais entièrement confiance et je continue de pousser.

Dernière étape, là voilà ! Au bout de presque 40 minutes, elle arrive enfin. Mon gynécologue hisse ma Louise vers l’extérieur et je vois face à moi sa tête émerger. Elle est toute jaune, recouverte de vernix et elle a des cheveux ! Il me propose de prendre le bébé aux aisselles pour le tirer hors de mon corps et le poser moi-même sur mon buste. Cette sensation est vraiment spectaculaire. Je vois sa tête, je la touche à hauteur de son buste et je sens que ses jambes sont encore à l’intérieur de moi. Cela dure une fraction de seconde mais je m’en souviendrai toujours. En quelques secondes, la voilà sur mon buste. Bizarrement, je ne pleure pas. Je suis tellement scotchée de ce qui vient de se passer ! Stéphane n’est pas très à l’aise avec la découpe du cordon donc mon gynécologue le fait lui-même. Ce moment est vraiment hors du temps. On est toujours dans la pénombre, tout émus avec notre bébé sur moi.

Et après ? Dans les quelques minutes qui suivent, je n’ai pas eu la fameuse contraction pour expulser le placenta mais il est sorti quand même. Le gynécologue est quand même allé vérifier si il ne restait pas des morceaux dans l’utérus car cela peut engendrer de graves infections. J’appréhendais un peu ce moment car c’est apparemment douloureux. Mais finalement, je n’ai pas senti. Par contre, juste après, j’ai eu quelques points et je dois dire que ça pique quand même ! Je ne pourrai pas vous parler épisiotomie car je n’en ai pas eu. Alléluia ! Quant à nous, on a pu faire 2h de peau à peau sur moi pour réchauffer Louise et c’est Stéphane qui a donné le premier biberon. Juste après, il s’est d’ailleurs endormi et la sage-femme a bien ri au moment où elle lui a demandé de me donner mes sous-vêtements car il ne répondait pas ! Pendant ces 2h, il y a aussi eu la pesée, la mesure et le test de ses réflexes. On a fait de courts FaceTime pour montrer Louise à nos parents et leur donner le prénom. Ils attendaient ensemble avec leurs coupes de Champagne ! Et finalement, vers 1h du matin, j’ai mis un tee-shirt, un sous-vêtements et je suis montée dans ma chambre avec mon chéri et notre fille ! J’ai mangé, pris plusieurs photos pour faire un petit montage qu’on enverrait le lendemain à notre famille et nos amis. Louise a dormi tellement qu’elle était fatiguée et moi, j’étais surexcitée donc j’ai passé mon temps à la regarder ! Mais ça, je crois que toutes les jeunes mamans le font !

Voilà, je crois que là, vous savez vraiment tout de ces 8h49 qui ont tout chamboulé ! Si vous avez encore des questions sur l’accouchement en général, n’hésitez pas à me les poser en commentaires. Je vous laisse avec quelques photos puisqu’évidemment, les autres resteront dans notre album à nous deux :) … Il y a la fameuse première salle de monitoring, ma chambre, ma vue depuis la table de la salle d’accouchement en attendant que le travail se fasse, notre première photo à trois faite par la sage-femme et l’arrivée dans la chambre avec le berceau ! Oui, oui, on a les traits un peu tirés ! Mais on s’en fout, c’était tellement chouette <3

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