Vous cherchez quelque chose ?

MON POST-PARTUM (S+8 à M+6)

Troisième article sur le sujet du post-partum, c’est dire si il y a justement des choses à en dire. Je vous ai fait un premier article sur la période des premiers jours, et un deuxième sur la période allant jusqu’au rendez-vous post-natal.

Comme je le disais précédemment, au rendez-vous post-natal, la question du retour à la contraception se pose, si elle est souhaitée. Il faut savoir qu’après la césarienne, il y a un temps de cicatrisation, de la peau, mais aussi et surtout de l’utérus. Les spécialistes recommandent d’attendre un an avant d’enclencher une nouvelle grossesse. Pas de panique si cela arrive avant par surprise. Consultez votre gynécologue rapidement, il y a quand même la plupart du temps une solution pour prolonger la grossesse ! Pour ma part, il était prévu de reprendre un contraceptif car je ne souhaite pas d’autres enfants. Je ne voulais plus d’hormones donc l’offre était réduite. Je m’étais renseignée pour le stérilet au cuivre, c’est donc ce sur quoi je me suis orientée. Il faut compter minimum trois mois post-accouchement pour le poser, et quoiqu’il arrive, après le retour des règles. Mon gynécologue ne pose les stérilets que pendant les règles pour s’assurer de l’absence de grossesse.

Justement, le retour de couche. Si vous allaitez, il est plus tardif. Je n’ai pas allaité donc il est arrivé au bout de deux mois. Ça m’a surprise car pour Louise, c’est revenu au bout de quatre mois. Le retour de couches, émotionnellement, ça m’a fait quelque chose. Ça a clôturé le chapitre de cette grossesse. Je redevenais comme j’étais avant, mais avec un corps différent, je sortais de l’aventure. J’ai fait poser le stérilet le mois suivant, donc à 3 mois post-accouchement. Je vous ferai un article spécifique au stérilet d’ici 2 mois pour vous parler de mon choix, de la pose, de suivi et de mon retour d’expérience au bout d’un an.

Au rendez-vous post-natal, tous les voyants étaient au vert. J’ai donc pu commencer rapidement les rééducations, tout d’abord la rééducation du périnée, chez la même sage-femme que celle qui m’avait suivi pendant la grossesse. Je le répète souvent car on me demande souvent mais OUI, la rééducation du périnée est indispensable, même si on a accouché par césarienne. Pourquoi ? Parce que pendant la grossesse, le périnée soutient le poids de l’utérus, il est malmené par les efforts que nous fournissons comme porter des courses ou son premier enfant. Certes, lors d’un accouchement voie basse, il l’est encore plus, mais c’est avant tout la grossesse qui le malmène. Du coup, petit rendez-vous « état des lieux » où la sage-femme pose un certain nombre de questions et évalue le besoin de rééducation. Pour ma part, j’étais pas trop mal partie car j’avais une note de 3/5. Il faut dire que contrairement à la première grossesse, j’avais conscience de son existence, conscience de l’intérêt de le préserver, et j’en ai donc bien pris soin pendant la grossesse en le contractant quand je portais des courses ou quand je soulevais Louise. Je le fais d’ailleurs toujours, quand je sors Louise du bain par exemple, c’est un réflexe ! Je n’ai pas eu de rééducation avec la sonde, uniquement du manuel. Il s’agit de séances où la sage-femme vous fait un toucher vaginal et cherche à voir comment on ressent chaque zone du périnée et dans quelle mesure on arrive à le contracter là où il faut. Il y a donc une série d’exercices dans un ordre précis, chaque séance dure environ 45 minutes ou 1h. De la simple contraction aux contractions longues en passant par les enchaînements de contractions. Pour cette fois, j’ai eu besoin de faire 6 séances environ. Cela progressait assez vite. Traditionnellement, le gynécologue prescrit 10 séances, mais en cas de besoin, il est possible de demander une nouvelle ordonnance. Je vous conseille de bien les faire. L’impact d’une absence de rééducation n’est pas forcément à court terme mais peut aussi se constater en vieillissant : descentes d’organes, incontinence … Si vous l’avez mal faite, ou pas faite du tout, il est possible de la faire à n’importe quel moment de la vie. Si vous l’avez bien faite, mais qu’au bout de 2/3 ans, ou même 15 ans, vous avez la sensation qu’il est relaché, il est possible de demander de nouvelles séances. C’est un muscle donc il peut être remusclé avec de l’exercice. Il existe aussi une opération du périnée quand il est trop relâché et qu’il ne remplit plus son rôle de soutien du plancher pelvien. Elle se fait en ambulatoire. Si vous êtes concernée, sachez que ça existe.

En plus de la rééducation du périnée, j’ai fait la rééducation abdominale. Après ma première grossesse, j’ai été surprise de voir à quel point cette rééducation était trop peu réalisée par les femmes. J’ai eu énormément de retours sur les réseaux de femmes ne sachant même pas ce que c’était, ou ayant eu comme réponse de la part de leur gynéco « Non, pas de pescription, ça sert à rien ! ». Abérrant … pendant la grossesse, les abdominaux s’écartent pour laisser place aux organes et au bébé. Tout part vers l’avant et les muscles du dos ont tendance à se démuscler, tout comme le transverse. Le transverse, c’est le muscle profond de la ceinture abdominale. Il a pour rôle de soulager les lombaires du poids du corps, mais également de retenir les viscères à leur place d’origine. Il contribue également à ne pas avoir de descentes d’organes. C’est un muscle primordial pour un corps en bonne santé et une bonne posture sur le long terme. Une grande partie des femmes en ont besoin de cette rééducation. Ce n’est pas une question de poids pris, d’historique sportif, de mophologie. C’est physiologique. Techniquement, il y a un premier rendez-vous pour étudier la situation. Ensuite, j’ai eu deux rendez-vous par semaine pendant cinq semaines. Au départ, 5 exercices, puis à la fin, une petite dizaine. La kiné travaille beaucoup la respiration et fait travailler les abdominaux en profondeur. Chaque séance dure environ une heure et je faisais des exercices à la maison pour optimiser le travail et avoir de meilleurs résultats. En 1 mois et demi, mes douleurs du dos ont bien diminué et j’ai commencé à voir mon ventre rentrer. La kiné m’a conseillé de ne pas faire d’abdominaux type crunchs pendant la première année, mais de miser sur des postures qui travaillent les abdominaux profonds plutôt que les grands droits et sur des exercices hypopressifs plus doux.

A la fin de la rééducation abdominale, j’ai pu commencer la reprise du sport. Je me suis sentie plus prête qu’après Louise car ma rééducation a vraiment donné de bons résultats. Avant la rééducation, j’avais repris le yoga en prenant soin de ne pas solliciter mes abdominaux. Puis, j’avais prévu de faire un programme de running adapté. Je me suis inspirée de 2/3 programmes trouvés sur Internet et de plein de conseils glanés chez des professionnels sur Instagram. Une alternance de marche et de course à pied pour reprendre en douceur, retrouver du souffle, de l’endurance. Laborieux au début mais c’est revenu. J’ai ensuite intégré des cours de barre fitness, du cardio avec des cours de cycling. Step by step en préservant mon corps et en prenant du plaisir. J’ai également recommencé à faire un peu de renforcement musculaire, et ça a piqué ! Je vous parlerai davantage de ma reprise du sport dans un article !

J’arrive au bout du troisième article sur ce post-partum. Parler de rééducation est très important, n’hésitez pas à partager cela autour de vous et à inciter les femmes à le faire ! Pendant que j’allais à mes séances, je croisais une femme de 40 ans qui n’en avait pas fait pour ces accouchements et qui se retrouvait 10 ans plus tard avec des incontinences. J’ai aussi croisé une sportive qui m’expliquait qu’elle était focus sur sa reprise du sport, qu’elle avait forcé sur les abdos, et qu’elle n’arrivait pas à perdre son petit ventre malgré tout ce qu’elle faisait. Elle apprenait justement que c’était lié au fait qu’elle n’avait pas remusclé son transverse et ainsi « fermé » ses abdos profonds, mais qu’elle avait musclé ses grands droits par dessus. Ils étaient donc musclés mais écartés, donc son petit ventre était lié au fait que les organes avaient plus de place pour s’étaler et partaient vers l’avant.

Côté cicatrice, elle est encore rosée mais s’éclaircit de plus en plus. Pas de grosse différence avec les photos de l’article précédent. Par contre, elle n’est plus douloureuse, même quand je me cogne contre quelque chose. Mais j’ai quand même toujours le réflexe de la protéger et je ne suis pas à l’aise si les enfants s’appuient dessus en chahutant ou autres. Je vous ferai un bilan pour le premier anniversaire de Jules avec quelques photos.

Émotionnellement, c’était un peu les montagnes russes. Par moment, je profitais de l’instant présent sans me poser de questions. Mais très souvent, je suis nostalgique avant l’heure. Je pense au temps qui passe, à ce bébé qui grandit et qui m’échappe. J’aime beaucoup les nourrissons, alors voir mon Jules s’éveiller si vite me rendait nostalgique. Mais dans le fond, j’étais quand même pleinement heureuse de profiter à fond de lui pendant tous ces mois !

J’espère que cet article vous aura aidé, donné de la visibilité sur ce qui se passe à cette période et sensibilisé à l’importance de la rééducation et donné quelques conseils. Je vous recommande de consulter le site Mum to Be Party pour avoir des informations sur la césarienne et le post-partum, d’écouter Bliss Stories aussi.

3 Commentaires

  1. Soizic
    21 décembre 2020 / 23 h 34 min

    Ma soeur étant des de sportive et enceinte, je viens de lui envoyer ton article. Merci Maud !

    • Maud
      Auteur
      11 janvier 2021 / 16 h 42 min

      Merci pour ce partage !!

  2. GIMSE061
    2 janvier 2021 / 16 h 53 min

    Thank you!!1

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.