Vous cherchez quelque chose ?

MON POST-PARTUM (CESARIENNE)

Un an que Jules est né, alors je me lance dans cet article sur le post-partum. J’avais déjà fait une vidéo pour raconter ma préparation à mon accouchement, une vidéo pour vous raconter mon accouchement et une pour vous parler de mon séjour à la maternité. Puis je m’étais arrêtée là. Je voulais prendre du recul parce que pour moi, écrire sur le post-partum au bout de 3 semaines aurait permis de vous faire un retour très pratique/émotionnel à chaud, mais pas forcément complet.

Tout d’abord, petit récapitulatif. Deux mois avant la naissance de Jules, on a identifié qu’il était positionné en siège. Mon gynécologue ne pratique pas de voie basse pour le siège pour deux raisons :

  • à cause du risque de complications qui nécessiteraient un transfert vers un hôpital (j’accouchais en clinique privée, maternité de niveau 1)
  • à cause des incertitudes que cela implique

Il m’a alors évoqué la césarienne, ou la possibilité d’être suivie par un établissement de meilleure catégorie pour réaliser une voie basse, auquel cas il me conseillerait un confrère. Il n’est pas non plus pro-version car il part du principe que quand le bébé ne se met pas en position seul, c’est que physiologiquement, quelque chose l’en empêche. J’avais alors passé un mois à faire de l’ostéopathie, de la chiropraxie, de l’acupuncture. Rien ne s’est passé alors fin octobre, la date de l’accouchement en césarienne fut calée. J’avais trois semaines pour me préparer, ce que j’ai utilisé à bon escient. Je fais partie de celles qui ont besoin de tout savoir pour se sentir bien. J’étais donc très informée sur le pendant, et aussi l’après.

Le jour J, l’accouchement s’est bien déroulé et j’ai retrouvé Jules pour 40 minutes en salle de réveil, avant d’attendre pour ensuite le retrouver au moment de remonter en chambre. C’est là que commence le post-partum. Ce moment où tu deviens/redeviens maman, où tu te retrouves avec ce bébé dans tes bras, ce corps fatigué et endolori, cette mine fatiguée et toute l’attention dorénavant orientée vers le bébé.

Chacune le vit différemment. Avec le sujet qui est de moins en moins tabou, on voit beaucoup de femmes qui insistent sur la difficulté du post-partum. Mais c’est important aussi de rappeler que certaines femmes le vivent très bien, et tant mieux ! Pour beaucoup, c’est compliqué, que ce soit physiquement et/ou émotionnellement. Après mon premier accouchement, je me souviens que les premières semaines m’ont semblées longues. Des points qui ne cicatrisaient pas, un corps complètement flasque, une certaine solitude face à un bébé que je ne comprenais pas toujours, et une vraie fatigue nerveuse car Louise dormait peu dans la journée. Je vous ferai pourquoi pas un article sur ce premier post-partum pour vous en parler davantage. Je me souviens m’être dit qu’en fait, l’accouchement me faisait peur, mais que l’après était plus dur. J’avais envie de le dire haut et fort, puis je me suis dit que d’autres le faisaient aussi bien.

Pour cette deuxième grossesse, j’ai été très surprise de voir la quantité de questions que je recevais en amont de mon accouchement. La césarienne traumatise beaucoup. En sortant de mon écho T3, j’ai beaucoup pleuré dans mon canapé. 5% de naissances en siège en France, et il fallait que ça m’arrive. Moi qui n’avais jamais rien eu de médical, pour qui le premier accouchement s’était bien passé, il fallait que j’ai ma première opération de ma vie, ce soit pour sortir mon bébé, quel dommage ! C’est ce qui raisonnait dans ma tête. Puis finalement, plus le temps passait, plus je me disais qu’en réalité, c’est une opération pour quelque chose d’heureux ensuite. Après une grande préparation, le jour J est arrivé, et on a ouvert mon abdomen puis mon utérus, pour m’aider à accoucher de mon Jules. Parce que oui, c’est un accouchement. J’entends souvent les femmes dirent qu’on leur a volé leur accouchement, leur bébé, qu’elles n’ont pas eu la sensation d’accoucher. Personnellement, le fait de m’y préparer et d’y contribuer par la préparation et une vraie présence le jour J, j’ai vraiment eu la sensation de l’accouchement, d’autant plus que je sentais les mouvements internes, je sentais que mon corps bougeait, mais sans les douleurs.

La césarienne peut se passer en programmée ou en urgence selon les situations. J’ai bien conscience qu’une césarienne programmée permet au chirurgien d’opérer en ayant le temps, en ayant moins de pression quant à l’aspect vital de la maman et/ou du bébé, et que c’est donc davantage réalisé “dans les règles de l’art”. J’avais posé quelques questions pour préparer ce post-partum. Je savais donc que je n’aurais pas les abdominaux coupés mais qu’il les contournerait et que je n’aurais pas d’agrafes mais un surjet pour la cicatrice. Ce qui m’a beaucoup soulagé.

La césarienne est un acte qui dépend beaucoup de celui qui la réalise. C’est pour ça que je dis toujours autour de moi que c’est une question qui devrait se poser quand on cherche un gynécologue-obstétricien en vue d’une prochaine grossesse. Pour ma part, mon gynécologue opte pour une pratique bienveillante dans le but de limiter les douleurs post-césarienne, de retrouver sa forme et sa mobilité rapidement et d’éviter les douleurs ou conséquences dans le temps. Je sais, j’ai beaucoup de chance. Avec le recul, je recommande à tout le monde de demander à son gynécologue dès le début de suivi comment cela se passe en cas de césarienne, quelles sont ses pratiques. Quand j’ai su que Jules était en siège, à 7 mois de grossesse, je me suis renseignée et je suis tombée sur la césarienne extra-péritonéale. Encore assez peu pratiquée en France, elle consiste à être moins traumatisante pour le corps, elle génère moins de douleurs, permet à la future maman d’être actrice de son accouchement et permet un rétablissement meilleur et plus rapide. Ça vaut le coup de se renseigner si on sait dès le départ que l’on devrait avoir une césarienne.

Venons-en à mon vécu. 8h50, Jules naît après que le champ ait été baissé pour que je puisse voir, ce qui était important pour moi, justement pour bien vivre mon accouchement. Il arrive comme prévu les fesses en premier. Il est en siège décomplété donc les pieds devant le visage, ce qui fait qu’après les fesses, tout suit d’un coup. La tête sort en dernier et la manipulation est impressionnante. Le cordon est coupé peu de temps après, et j’entends Jules pleurer très vite. On me le présente sur le côté comme je m’y attendais, il est bien rond, tout beau. Je capture cette image car je sais qu’il va partir rapidement car il fait froid au bloc. Mais ça va. A partir de là, c’est parti pour le nettoyage interne et la suture. Je supporte difficilement le nettoyage. Mon gynécologue m’explique qu’il bouge les organes pour vérifier que rien a été oublié, d’où les hauts le coeur et envies de vomir. L’anésthésiste est heureusement là et m’injecte rapidement quelque chose qui me fait passer la sensation en quelques secondes. Le nottoyage est terminé, et il me prévient qu’il va suturer. Quelques minutes après, je sors du bloc, direction la salle de réveil.

En salle de réveil, on est à côté de personnes qui sont là après des opérations que je nomme à ce moment là « médicales ». Je me dis qu’ils sont là pour se soigner d’une maladie ou réparer une blessure alors que moi je suis là pour rencontrer mon bébé. Ça m’aide à relativiser. J’ai des électrodes sur moi, on écoute mon coeur en permanence et il y a plein de bip bip. Je comprends que quand mon coeur passe sous les 50 battements par minute, ça sonne. Je me sens quand même plus diminuée qu’après l’accouchement en voie basse. Émotionnellement, je suis au plus bas car on m’avait dit que je retrouverais mon bébé, et ce n’est finalement pas possible car les services sont trop remplis. Mes hormones me lâchent et je pleure non stop jusqu’à ce qu’une sage-femme vienne tout installer pour m’amener Jules en peau à peau, mon fabuleux souvenir. Physiquement, je suis anésthésiée donc ça va. Mais je suis fatiguée physiquement et nerveusement. Tout retombe. Je soulève le drap, je vois mon ventre flasque et cet énorme pansement en dessous. Mais ça va. Je sais que j’ai 1h30 avant de retrouver mon bébé, alors je savoure la chance d’en avoir profité 40 minutes, et je me dis que je vais me reposer, que ce serait toujours utile.

Retour en chambre, ce 14 novembre en milieu de journée. Je suis en blouse d’hôpital, nue dessous. Je vois un tube qui dépasse de mon lit, c’est la sonde urinaire. Je ne sens aucune douleur, comme anésthésiée, mais je ne le suis plus, j’ai des sensations, je bouge. Commence alors cette première demi-journée. Beaucoup d’émotions avec nos premiers instants tous les deux en chambre, j’attendais ce moment avec impatience depuis plus de 3 heures. Tout se passe à merveille. Jules est très calme, il mange peu, il dort beaucoup. J’arrive à l’avoir sans problèmes dans mes bras mais je ne peux pas me lever. Ce sont les puéricultrices qui s’occupent du change de Jules car Stéphane est parti chercher Louise. L’après-midi, je sens des tiraillements. Je suis un peu sur le qui-vive car Louise est un peu brute et j’ai peur pour mon ventre et mes tuyaux. Tout l’après-midi, je ne pouvais pas me lever, mais j’étais de toutes façons un peu fatiguée. Côté douleurs, j’en avais aucune car j’étais sous anti-douleurs toutes les quatre heures pour éviter qu’une douleur ne s’installe, car une fois installée, difficile de la refaire partir. N’attendez jamais d’avoir mal ou que « ça passe tout seul », appelez ! Le premier jour est aussi synonyme de débût des piqûres d’anti-coagiulants pour éviter les risques de phlébite. Les piqûres sont faites au ventre sur les côtés ou aux cuisses. Personnellement, je préférais au ventre, moins douloureux. Ça me faisait des bleus mais rien de grave, c’est vite parti. Dans ma maternité, on ne nous fait pas porter de bas de contention mais je sais que certaines maternités en prescrivent.

Par contre, dès le soir, donc à H+12, la sonde urinaire a été retirée. J’avais un peu peur de cela puis je n’ai rien senti. Dans la foulée, j’ai pu avoir une toilette et j’étais ravie. Toujours au lit, la sage-femme m’a installée sur un bac pour me faire une toilette intime ainsi qu’un changement de pansement. C’était appréciable car avec les saignements, je me sentais quand même plus fraîche pour aller dormir. Le gros pansement/bandage a été retiré. J’ai pu voir ma cicatrice que je trouvais pas si impressionnante en longueur mais toute boursouflée, avec un espèce de bourrelet de peau au dessus. Le gynéco est passé contrôler et m’a dit qu’elle était au top. J’ai alors eu un pansement plus petit. Ce premier soir, j’ai aussi été incitée à me lever. Plus on se remet en selle vite, plus c’est facile, sans évidemment abuser. Les sage-femmes m’ont levée et, accompagnée à leurs bras, j’ai fait quelques pas jusqu’à la fenêtre où je me suis appuyée quelques minutes, avant de retourner au lit. J’étais surprise car « ça allait ». J’avais juste le réflexe de me pencher un peu en avant pour ne pas « étirer » mon bas ventre. J’avais peur que « ça craque ». La première nuit s’est faite sans encombre. J’ai appelé juste une fois pour aller aux toilettes car je ne pouvais pas encore me lever seule. Mais sinon, avec les anti-douleurs, tout était niquel.

JOUR 2

Le deuxième jour, gros plaisir, j’ai pu prendre une douche le matin, seule, avec Jules dans son berceau qui écoutait l’eau couler. J’étais contente et un peu stressée. La cicatrice ne devait pas être savonnée/frotté. Le pansement a néanmoins été enlevé et j’ai juste laisser l’eau ruisseler sur moi. Pour la douche, j’avais pris un gel lavant spécial toilette intime, mais je faisais tout le corps avec. J’ai fait assez vite et en sortant, j’ai pris soin de bien la sécher. C’est très important. Si vous êtes concernée, je vous conseille de prévoir des petits langes dédiés à cela. J’en utilisais un après chaque douche.

Ce deuxième jour fut synonyme de rencontre avec nos parents. Très honnêtement, je trouve que c’est tôt, ne prévoyez pas une flopée de visites, dîtes non si vous avez besoin de repos, on est pas à 1 ou 2 jours près. Les sage-femmes insistent vraiment pour ne pas se surmener après une césarienne, qu’on a besoin de se reposer, d’être détendue. Alors oui, j’étais contente de présenter Jules à nos parents, et deux heures, c’est suffisant. Au final, en fin de journée, j’avais des tiraillements. Le fait de m’être bougée pour m’habiller, me maquiller, le fait que Louise bouge beaucoup tout près de mon ventre, j’avais peu qu’elle tombe dessus donc je me crispais. Les rires aussi. Je me rappelle de mon père qui m’a fait prendre un fou-rire et j’ai eu mal. Puis c’était les premiers moments où j’avais le droit de me lever aussi et il y a eu le premier bain. C’est beaucoup d’énergie ! Du coup, le soir, j’ai précisé à la visite de contrôle que ça me tiraillait. On m’a dit que c’était normal. J’étais surprise de voir à quel point c’était déjà bien refermé. A ce moment-là, donc H+36, le gynécologue a coupé le fil du surjet pour ne laisser que 2 petits morceaux de fils sur les côtés, qu’il a scotché pour éviter qu’ils ne partent à l’intérieur de mon corps. J’ai eu de la chance d’avoir un fil réorbable car je n’ai pas eu le retrait des agrafes qui m’angoissait beaucoup. Ce deuxième soir, on se sent quand même plus à l’aise et j’étais très surprise de voir comme la cicatrisation est rapide, sans faire absolument aucun soin. Elle restait à l’air libre. J’avais prévu des chemises de nuit pour la maternité, avec des culottes hautes, ce qui était vraiment idéal car rien appuyait sur la cicatrice. Je vous conseille de prévoir cela dans votre valise de maternité (article plus détaillé ici).

cicatrice-césarienne
Cicatrice césarienne, J+1

Ma principale autre angoisse de ce jour-là était d’aller aux toilettes. En post-opératoire, le transit est plus lent. La sage-femme m’avait conseillé de bien manger les fruits et légumes de mes repas, d’éviter le riz quand il y en a. J’avais d’ailleurs prévu un paquet de pruneaux. Ce n’est pas glam, mais soyons claires, le post-partum, ce n’est pas glam ! J’avais très peur d’aller à la selle, peut de devoir pousser, tout comme j’avais eu cette crainte après la voie basse pour Louise. Finalement, c’est arrivé en fin de journée et c’est allé. La sage-femme m’avait recommandé de ne pas forcer pour pousser, de m’asseoir tranquillement aux toilettes avec un livre, un téléphone ou autres et attendre que ça vienne. Très bon conseil, appliquez-le !

JOUR 3

On est donc le samedi. Je commence à voir l’échéance de sortie de maternité prévue pour le lundi, et ça m’angoisse pas mal. Je demande si ce sera possible de reculer en cas de besoin. On me dit que oui mais qu’en général, ça va. Ce qui m’angoisse le plus, c’est de ne plus avoir le confort de la maternité. Ne plus avoir le lit qui se redresse tout seul car sortir du lit est encore difficile. Je dois d’abord me redresser, puis passer par la station assise, et se lever rester laborieux. Vu que le lit se règle en hauteur, je règle de telle façon à me lever en douceur. Je suis aussi stressée à l’idée de monter/descendre les escaliers chez moi, bref, je ne suis pas rassurée. Ce samedi, on revoit nos parents évidemment. Louise est très excitée car le temps passé ici est long, elle est fatiguée, moi je suis épuisée, il fait aussi chaud à la maternité, je trouve le temps long ce jour-là. Je me rends compte que je force. J’ai envie de les voir, de montrer mon petit amour, mais ça me fatigue beaucoup, alors quand on se retrouve que tous les deux, je savoure le calme, d’autant plus que Jules est un nourrisson très apaisé qui dort beaucoup, ou qui est très calme, que ce soit dans mes bras ou dans le petit berceau. C’est pour le coup un vrai luxe. Stéphane ne dort pas à la maternité pour cette troisième nuit, on décide qu’il rentre pour que Louise puisse retrouver son papa et son lit. Pour ma part, je suis bien toute seule, je me repose, et je n’ai de toutes façons pas besoin d’aide la nuit car je suis autorisée à bouger/me lever. Je me sens plus « dépliée », j’ai moins la crainte de me redresser et d’étirer mon corps. Psychologiquement, je me sens bien et je prends conscience de l’importance d’avoir préparé cet accouchement en césarienne. Je savais à quoi m’attendre sur tous les plans, rien ne me surprend, je vis ce post-partum immédiat plutôt bien physiquement et j’ai toutes les informations nécessaires.

JOUR 4

C’est clairement ce jour-là que physiquement, il se passe quelque chose. Je me sens clairement mieux, plus en forme. La visite de contrôle se passe bien, la cicatrice est apparement « très belle » même si quand moi je la regarde, je vois « un chantier » ! J’ai des tiraillements que du côté gauche. C’est apparemment courant d’avoir un peu plus mal d’un côté. J’ai toujours mes médicaments pour ne pas avoir de douleurs, et honnêtement, je peux dire que je n’ai jamais souffert de l’opération grâce aux prises régulières et aux rappels des sage-femmes pour ne pas oublier les médicaments aux bons horaires. La cicatrice était déjà bien refermée mais je voyais toujours une boursouflure d’un côté et un espèce de bourrelet au-dessus. J’ai beaucoup posé la question, je me voyais rester avec ça pour toujours. Mais on ma montré des photos de l’évolution à venir et ça m’a rassurée.

Ce jour-là, mes parents sont passés nous voir mais pas trop longtemps donc ça allait bien. Je me sentais quand même en meilleur forme même si, au moindre geste brusque ou au moindre petit coup, ça m’envoyait une sacré décharge, comme quand Louise, naturellement, s’est appuyée sur mon bas ventre. J’ai pleuré, pas de douleur, mais d’angoisse. Émotionnellement, j’étais très à fleur de peau. Les hormones étaient bien là. J’ai eu peur, et j’ai pris conscience que cette zone de mon corps, je n’allais pas réussir à la retoucher de suite. Ce soir-là était mon dernier soir à la maternité et je n’ai fait que pleurer. Gros coup de blues. Un mélange de stress à l’idée de sortir, de nostalgie des premiers instants qui passent si vite, d’anxiété sur la gestion de ma cicatrice. Mais ça m’a fait du bien de décharger. Je me revois en train de pleurer et de rire en même temps avec Sheila, une sage-femme d’origine écossaise ou irlandaise, avec un accent très fort et bourrée d’humour !

JOUR 5

C’est le jour de la sortie alors la matinée est mouvementée. Dernier check pour ma cicatriste qui est au top, dernières piqûres et une bonne nouvelle, les piqûres ne continueront pas à domicile. Chaque jour, c’est ce que je redoutais le plus. J’étais donc ravie que ce soit fini. Je pleurr encore beaucoup en faisant ma valise et en défaisant le petit cocon que je me revoyais préparer le mercredi précédent. J’étais extrêmement nostalgique que ces jours en maternité se finissent. J’y ai passé un merveilleux temps dans cette bulle, avec mon tout petit. Je restais assez angoissée à l’idée de ne plus avoir le confort de la maternité. Côté douleurs, au moment de sortir, je peuc dire que j’ai passé cinq jours sans douleurs, avec quelques sensations uniquement. Je ne reçois pas d’indications particulières pour gérer ma cicatrice mais une sage-femme viendra me voir tous les deux jours, et j’ai rendez-vous à J+10 chez le gynécologue pour couper les fils résorbables à ras. Seul impératrice, ne rien porter, hormis le poids du bébé, et ne pas se surmener. Du repos, du repos, du repos.

Retour à la maison, et là, les émotions sont au max. Louise fait tomber la valise dans le garage, Steph rale parce qu’il lui avait dit de ne pas la prendre, Louise qui se recroqueville, ni une ni deux, je pleure ! Je suis très émotive et j’ai peur de mal faire, que Louise se sente à l’écart. C’est un gros chamboulement pour elle, et on le ressent immédiatement car elle a été très très dure ce premier après-midi. Je pense qu’elle extériorisait ses émotions. Je me souviens que Steph m’ait dit « Purée c’est ça avoir 2 enfants ! ». Et finalement, ça a clairement été le jour le plus compliqué avec Louise en 4 ans. Quant à moi, je ne savais pas comment me mettre. Jules était dans son couffin sur le canapé, donc je m’étais assise, le dos légèrement incliné et les jambes sur la table basse. Je n’arrivais pas vraiment à m’asseoir droite et à appuyer sur la césarienne.

Par contre, c’est clairement à partir de ce jour-là que j’ai senti que je passais un cap. Je me sentais nettement mieux physiquement en termes de forme/santé. Par contre, qui dit retour à la maison dit miroirs ! Et là, c’est clairement pas la même chose que pour le post-partum de Louise. J’ai le ventre si gonflé. J’ai l’impression d’être toujours enceinte de 6 mois. Ça a dû mal à dégonfler. Je m’y étais préparée car le ventre dégonfle moins vite après une césarienne. Les hormones du travail aident beaucoup le corps à se remettre. Et moi, le travail, je ne l’ai pas eu. Du coup, c’est assez dur et je ne porte que des vêtements confortables comme ma tenue de nuit de chez VertBaudet qui était merveilleuse, ou des robes sans collants.

JOUR 6 A JOUR 10

J’appréhendais de sortir du lit. Effectivement, c’est plus compliqué qu’à la maternité mais je m’en sors. Pour donner le biberon à Jules, je m’appuie contre deux gros oreillers et je m’aide pas mal aussi de coussin d’allaitement.J’ai aussi mal au dos, je sens que le poids de mon ventre encore présent me tire sur le bas du dos. J’avais reçu de la part du site Mum to Be Party une ceinture pour améliorer la posture. Ce site est d’ailleurs une vraie mine d’or. C’est là que j’y ai trouvé beaucoup d’articles et de témoignages sur la césarienne. Il a largement contribué à m’y préparer donc je vous recommande d’aller les lire. Je reviens à ma ceinture. Je la portais en journée pour me guainer, me tenir droite, et ça me faisait beaucoup de bien pour ma posture. Ça soulageait mes douleurs dorsales. Après avoir échangé avec la kiné qui m’a fait ma rééducation du périnée, elle m’a dit que c’était super pour soulager dans les premiers temps, mais qu’il ne faut pas garder l’habitude de la porter quotidiennement et longtemps car le corps se remuscle et se remet en place à chaque mouvement, à chaque « effort », et c’est ce qui contribue à retrouver une bonne posture. Sur ces premiers temps, ça me soulageait pendant les temps de portage, quand je restais debout trop longtemps. Par contre, je ne la portais pas assise car cela arrivait à hauteur de ma cicatrice et me gênait.

Je commençais à être de plus en plus mobile. J’arrivais à faire à manger, faire les bains, à jouer un peu. On avait fait le choix de garder Louise avec nous les 10 premiers jours pour qu’elle ne se sente pas exclue. Avec le recul, je me dis que c’était pas la meilleure des idées car ça me fatiguait pas mal, j’avais pas l’énergie et le confort pour jouer comme habituellement, et je pense que par moments, être avec ses copains et copines lui aurait fait du bien. Mais bon, c’était notre choix à ce moment-là !

Dans cette période-là, chaque jour a son lot de bonnes vibes ! J’arrivais à me tenir plus droite, ma cicatrice évoluait vite et bien et je me sentais à nouveau plus légère. Psychologiquement, je n’avais toujours pas touché ma cicatrice. C’est comme si c’était zone rouge. La sage-femme la regardait chaque fois, me disait que tout allait bien même si je la trouvais plus boursouflée d’un côté et que je ressentais pas mal de picotements. C’est apparemment spécifique à la cicatrisation. Comme je le disais plus haut, je n’ai pas eu de découpes d’abdominaux. Je n’ai donc eu aucune douleurs internes, celles dont on entend souvent parler quand on cherche des témoignages. D’où l’importance de bien choisir son gynécologue et de bien poser la question en début de suivi. 20% des femmes accouchent par césarienne. On a donc 1 risque sur 5 que ça nous arrive. C’est beaucoup. Je trouve qu’on ne nous y prépare pas assez et que c’est pour cela qu’elle est souvent mal vécue, car on part vers l’inconnu. Alors n’hésitez pas à demander comment votre gynéco pratique ses césariennes programmées. Plus on a d’informations, mieux on peut se préparer.

Cicatrice césarienne J+7

À J+10, j’ai eu rendez-vous chez mon gynécologue. Je me souviens y être allée tranquillement, sans embûches bien que je stressais à l’idée de prendre la voiture vu que la ceinture de sécurité est sur cette zone. L’osculptation a été rapide car la cicatrice était visiblement « magnifique ». Je lui ai dit que je la trouvais boursouflée d’un côté et que je sentais une petite boule au milieu. Il m’a dit que ça allait se résorber mais que si je voulais, je pouvais la masser. J’essaie donc de le faire. Il me dit « Alors ça, c’est des chatouilles ! ». Masser une cicatrice, c’est en fait la faire rouler dans ses doigts, appuyer aussi. Il m’a montré, j’ai sursauté ! Moi qui ne l’avais jamais touchée. Il a coupé les fils à ras et m’a dit de ne pas m’inquiéter car c’était déjà très bien refermé et en excellente voie.

Ces 10 premiers jours auront été très progressifs. Le psychologique joue beaucoup. J’avais peur de me cogner, d’avoir un réflex sui me fasse mal ou que Louise s’appuie dessus. Ça s’estompe un peu chaque jour. Au cours de mes douches successives, je l’ai beaucoup regardée, mais jamais nettoyée/touchée. Je laissais couler de l’eau dessus, et je séchais avec un lange propre. D’ailleurs, je suis arrivée chez le gynécologue avec la trace des scotchs de maitien des fils ! Je n’ai pas eu de soins particuliers mais j’ai porté, à quelques reprises une culotte spécifique post-césarienne, qui inclut une bande de silicone médical sur la zone de la césarienne. Cela a un bénéfice santé car le silicone contribue à la cicatrisation, mais pour ma part, c’était surtout un confort. Je sentais ma cicatrice protégée et cela formait une petite épaisseur si je me cognais. Je les avais reçues aussi via Mum to Be Party. Émotionnellement, j’allais aussi mieux. Avoir bien préparer cet accouchement et anticiper ce post-partum a vraiment été bénéfique. Je n’ai pas du tout eu cette sensation de ne pas avoir accoucher, qu’on m’avait enlevé mon bébé. Le fait d’avoir pu baisser le champ et le voir sortir a beaucoup aidé je pense. N’hésitez pas à demander cela lors d’une césarienne programmée.

Si vous avez des besoins particuliers, je vous recommande le site Mum To Be Party qui est une mine d’informations et qui proposent des produits adaptés à la césarienne en cas de besoin. Vous pouvez avoir 10% de remise dès 50€ d’achats avec le code MPLT10 jusqu’au 20.12.2020.

Voilà pour mon retour d’expérience sur ces 10 premiers jours après mon accouchement par césarienne. J’ai bien conscience qu’une césarienne programmée n’a rien à voir avec une césarienne d’urgence à laquelle on ne s’attend pas et pour laquelle l’obstétricien a moins de temps et potentiellement la pression d’une urgence vitale. Mais j’espère que cela vous aura quand même éclairé, apporté une vision de ce que sont ces 10 premiers jours post-césarienne. Je vous prépare de prochains article post-partum : un sur la période J+10 à J+45 (les fameuses 6 semaines, le moment du rendez-vous post-natal), un sur la période J+45 jusqu’aux 6 mois (rééducation, soins, sensations, émotions), et enfin un bilan au bout d’un an.

Si vous avez des questions, posez-les en commentaires. Je vous répondrai, et j’intégrerai les réponses dans cet article ou les suivants.

Si des futures mamans passent par ici, surtout, posez toutes vos questions à vos gynécologues. Et si il ne vous inspire pas, si ses pratiques ne vous conviennent pas, changez !

Pour retrouver mes récits de grossesse et mes articles au sujet de la maternité, c’est par ici. Vous pouvez aussi me retrouver sur Youtube où j’ai fait plusieurs vidéos grossesse/maternité, et sur Instagram (@maudinettte / @maudandfamily) !

24 Commentaires

  1. Blusset Sanial Pauline
    16 novembre 2020 / 22 h 41 min

    Merci pour ce bel article hyper complet et tellement vrai.

    J’ai connu la césarienne programmée pour Lou car en siège et j avais trouvé ça tellement difficile. Vendredi on m’a annoncé que mon deuxième bébé était lui aussi en siège alors que j étais persuadée que ça ne pourrait pas m’arriver une deuxième fois du coup crise d’angoisse et déception tout le week-end.
    J’en suis donc à l’ étape que faire pour changer la donne. Toi qui t es pas mal renseignée là dessus aurais tu des conseils ? Et toi qui a connu l accouchement naturel et par césarienne programmée avec du recul lequel recommandes tu ?

    Toujours un plaisir de te lire ma belle

    • Maud
      Auteur
      17 novembre 2020 / 10 h 45 min

      Oh oui, deux fois, on se dit toujours que ce serait vraiment pas de chances. Mais j’ai souvent entendu que ça arrivait.
      Quand c’est possible et sans danger pour l’enfant et le parent, je dirais spontanément voie basse car c’est le plus naturel. Dans le cas d’un siège, je ferais à nouveau confiance à mon gynécologue. Si tu sais qu’il est pas en mode césarienne au max, fais lui confiance. Moi il me disait que même si l’écho pelvienne était bonne, même si la position de bébé était bien recroquevillée et que même si tout est au vert pour une voie basse siège, par expérience, beaucoup ont quand même fini en césarienne d’urgence car le bébé avait bougé et ne passait plus. Tout dépend aussi du poids du bébé. Ma copine a fait un accouchement siège car elle a accouché avec 4 semaines d’avance d’un garçon de 2,6 kgs, et elle est grande avec un bassin large. C’est du cas par cas !
      Maud

  2. Pressmode
    16 novembre 2020 / 23 h 10 min

    Que d’émotions en te lisant !
    Ma fille est arrivée en siège (voie basse) après un suivi gyneco inexistant lors du premier confinement. La surprise à 38 semaines en forçant la gyneco à me faire une échographie, ça a été l’electrochoc d’apprendre que ma fille était revenue en position siège ! J’étais fasse à un choix entre la césarienne ou tenter la voie basse. La voie basse fût le meilleur choix de ma vie. Mais p***** de covid, je suis traumatisée…

    • Maud
      Auteur
      17 novembre 2020 / 10 h 38 min

      Comment se fait-il que tu n’aies pas eu le suivi ? Mes amies enceinte ont quand même eu leur suivi de grossesse.
      Il ne me recommandait pas la voie basse car j’avais beaucoup de liquide amniotique donc Jules avait trop de place pour bouger encore, et il aurait ainsi eu beaucoup de possibilités de se mettre en position défavorable pour une sortie.

  3. Loreta
    17 novembre 2020 / 10 h 09 min

    Merci pour ton article, c’est intéressant. Je suis enceinte de mon 2ème et pour l’instant je ne me pose pas la question de la césarienne mais je pense me renseigner au cas où cela arrive. Et le fait de devoir m’occuper les premiers jours de mon premier et de gérer la jalousie me stresse un peu, ça me rassure un peu de voir que ton côté ce n’était pas parfait et qu’il y a des moments où c’est normal d’être submergé par les émotions.
    Cela fait plaisir de retrouver de grands articles comme ça, personnellement c’est mon format préféré.
    Hâte de lire les prochains.
    Bonne journée!

    • Maud
      Auteur
      17 novembre 2020 / 10 h 36 min

      On ne se pose généralement pas la question de la césarienne, elle s’impose à nous. Mais je milite pour qu’on se la pose, de telles façons à ce que les 20% de femmes qui la vivent puissent mieux la vivre.
      Il y en aura quelques autres sur le post-partum 🙂
      Maud

  4. pamathings
    17 novembre 2020 / 10 h 22 min

    J’ai adoré lire ton contenu, simple, riche, et surtout tellement humble.
    Bonne continuation dans tous tes projets !

    • Maud
      Auteur
      17 novembre 2020 / 10 h 35 min

      Merci, c’est vraiment adorable.
      Maud

  5. Macherye
    17 novembre 2020 / 10 h 52 min

    Bonjour Maud!
    Je dois aussi accoucher avec une césarienne extra péritonéale, je pense que nous avons donc le même médecin, tu as accouché à Nice? J’ai déjà accouché par césarienne mais classique et un peu en urgence. Est ce que c’est vraiment douloureux quand tu « sens » qu’on remet tout en place? Anesthésie : juste rachi? Le papa a pu assister? Je vais allaiter et je n’aurais donc pas autant d’anti douleurs… merci pour tes conseils

    • Maud
      Auteur
      20 novembre 2020 / 16 h 22 min

      Je n’ai pas accouché selon une césarienne extra-péritonéale. J’ai eu connaissance de cette solution trois semaines avant d’accoucher, en cherchant des informations. Je n’avais pas envie de tout chambouler au dernier moment. Mon gynécologue était bienveillant, dans l’explication, j’avais confiance. J’ai bien fait car ses pratiques vont dans le même sens.
      Non, ce n’était absolument pas douloureux mais j’avais la sensation et ça me brassait, comme l’envie de vomir. Mais l’anesthésiste a agi dans les 15 secondes donc c’était court. Oui, une rachi pour moi, Stéphane était là. Si tu fais une césarienne extra-péritonéale, j’ai lu qu’il y avait beaucoup moins besoin d’anti-douleurs. Cependant, je n’ai pas allaité mais des amies ont allaité après la césarienne et je sais que c’est compatible avec la prise d’anti-douleurs. Il faut juste le spécifier dans ton projet de naissance pour que ce soit les bons anti-douleurs qui soient donnés.
      Je ne sais pas si tu connais ce site mais il est très pertinent, c’est le site d’une association : https://www.cesarine.org/apres/allaitement/
      Maud

    • Oukhai
      1 décembre 2020 / 20 h 55 min

      Bonjour
      Je dois accoucher aussi par césarienne extrapéritonéale a nice
      On pourrait ce suivre si tu veut

      • Maud
        Auteur
        2 décembre 2020 / 11 h 14 min

        Génial ça.
        Je suis preneuse de ton retour d’expérience sur l’acte en lui-même et les temps à venir. (Maud.pelletier@yahoo.fr)
        Maud

  6. Céline
    17 novembre 2020 / 18 h 02 min

    Bonjour Maud , peux tu me dire ou en est ta cicatrice aujourd’hui ? As tu un bourrelet au dessus de la cicatrice ?

    • Maud
      Auteur
      20 novembre 2020 / 16 h 14 min

      Ce sera dans les prochains articles oui.
      Maud

  7. Cindy
    17 novembre 2020 / 18 h 07 min

    Bel article hyper complet et transparent. Merci beaucoup

    • Maud
      Auteur
      20 novembre 2020 / 16 h 12 min

      Merci beaucoup
      Maud

  8. Melody
    17 novembre 2020 / 21 h 40 min

    Merci infiniment pour ce bel article et tout ce partage d’infos !

    • Maud
      Auteur
      20 novembre 2020 / 16 h 12 min

      Merci à toi de passer par ici !
      Maud

  9. Élodie
    17 novembre 2020 / 23 h 34 min

    Je me reconnais en lisant ton article, j’ai eu une césarienne d’urgence il y a 6 mois, grosse difficulté à accoucher à J+6 … période Covid, pas simple, douleurs abdo +++
    Et même si aujourd’hui je n’ai plus de douleurs, la cicatrice n’est pas belle, je ne sais pas quoi faire

    • Maud
      Auteur
      20 novembre 2020 / 16 h 23 min

      J’en parlerai dans le prochain article, il arrive très vite.
      Maud

  10. Fin
    18 novembre 2020 / 7 h 56 min

    Bonjour Maud,

    Merci beaucoup pour ton article, cela me réconforte, je viens de vivre exactement la même chose que toi il y a 1 mois et demi (bebe en siège, VME pour ma part qui n’a pas fonctionné, radio du bassin et pour finir m’annoncer que trop juste donc programmation de la cesarienne). Je me suis posée beaucoup moins de questions que toi, peut être parce que je ne réalisais pas mais du coup pas prête du tout arrivé le jour J…

    Et tu viens de m’apprendre qu’il existait des culottes spéciale césarienne, si j’avais su cela avant ça m’aurait bien aidé .

    Encore merci 🙂

    À bientôt,
    Stéphanie

    • Maud
      Auteur
      20 novembre 2020 / 16 h 24 min

      Oui, c’est triste que ce soit à nous d’aller fouiller pour chercher l’information, alors que bon nombre de spécialiste ont toutes les informations. Il faudrait d’office intégrer une préparation à la césarienne “au cas où” dans les cours de préparation à l’accouchement.
      Pour les culottes, envoie un message au site, ça peut peut-être s’utiliser aussi un peu plus tard.
      Maud

  11. Mélanie
    18 novembre 2020 / 11 h 44 min

    Merci pour ton article.
    J’ai deux enfants de l’âge de Louise et Jules. Chez moi, c’est Louisa et Oscar 🙂
    Louisa est née il y a 3 ans par césarienne en urgence. J’allais simplement faire un monito de contrôle et le gynéco a remarqué que son cœur battait trop vite (260 pulsions par minute). La césarienne a alors été décidée. J’ai du appeler mon mari en urgence qui n’était pas venu avec moi (le seul rdv seule, pas de chance). Au final, tout s’est super bien passé, bizarrement, moi qui suis de nature très stressée, j’étais très zen. Louisa est née sous surveillance et tout a été vite réglé. Ouf.
    Oscar est né il y a 1 an par voie basse. Très bel accouchement également.
    Au final, je trouve personnellement que je me suis beaucoup plus vite remise de ma césarienne que mon deuxième accouchement.
    Pour Oscar, j’ai eu très mal dans le bas (pourtant pas d’épisio) pendant des semaines et des semaines.
    Bonne journée!

    • Maud
      Auteur
      20 novembre 2020 / 16 h 27 min

      Je pense que tu étais zen car tu as du te dire “Ok, ça ne va pas, c’est la solution pour que tout se passe bien”. Et tu as sûrement vu cela que une bonne issue pour vous 2. Je pense qu’on le vit différemment quand par exemple, on sort de 10h de travail, que le col est à 10, que le bébé ne descend pas aux poussées et qu’on te dit “Bon ben césarienne”. Puis chaque femme est différence. Et tant mieux qu’il y en ait qui comme nous le vivent plus sereinement.
      Pour Louise, j’ai eu quelques points et ça m’a gêné longtemps aussi !!!
      Maud

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.