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DAY MOOD N°2 – 6.12.2015

Après mon premier billet d’humeur que j’ai posté à la suite des attentats terroristes de Paris, je réitère aujourd’hui sur un tout autre thème, celui de la gestion des déchets. Vous allez me dire : « Mais qu’est ce qu’un article comme ça fait sur un blog voyage/lifestyle ! ». Cette semaine, j’ai regardé le reportage d’Infrarouge consacré au challenge que s’est fixé un parisien, Donatien.  Son objectif : réduire considérablement ses déchets pour se rapprocher du zéro déchet. J’ai trouvé ce documentaire extrêmement bien conçu, filmé et réalisé. La caméra suit Donatien et sa petite famille dans ce challenge pendant 6 mois. Au départ, avec sa femme et sa petite fille, ils ont environ 20 kilos de déchets par semaine et il atteint moins d’un kilo la dernière semaine. Au cours de ce documentaire, Donatien raconte les obstacles qu’il a surmonté, son changement de vision sur les déchets et surtout la façon dont son comportement a évolué.

Dans ce reportage, on se rend compte que les industriels et les collectivités locales ne contribuent pas largement à la réduction des déchets. Quant à Donatien, il a souvent été frustré dans ce challenge, il s’est senti isolé, exclu et obsédé par la question des déchets qui lui a pris beaucoup de temps. Du coup, est-ce au consommateur de modifier totalement ses habitudes de vie au détriment d’un mode de vie altéré par ce nouveau choix ? Quand bien même on souhaiterait et on serait en mesure de le faire, il n’est pas certain que la grande partie de la population soit prête à le faire. Or, l’effet aura une action sur l’environnement lorsque le plus grand nombre de consommateurs pourra réduire ses déchets de manière automatique, évidente et régulière.

Néanmoins, ce document m’a fait prendre conscience que le premier pas est largement faisable. En effet, la simple prise de conscience de Donatien lui a permis de considérablement baiser le poids de ses déchets dès les premières semaines, grâce à de nouveaux réflexes faciles à mettre en oeuvre, pas plus coûteux et sans impact négatif sur ses habitudes de consommation. Du coup, cela m’a fait réfléchir sur ma propre consommation. Est-ce qu’il y a des ingrédients dans mon frigo ou mes placards qui pourraient être achetés sans emballage ? Est-ce que je serais en mesure de réduire mes déchets de moitié sans l’aide des collectivités locales ou des industriels, et qui ne changent pas radicalement ma vie. Et la réponse est : « Evidemment ! ».

Voici la liste des petits efforts que tout le monde pourrait faire plutôt facilement. Il s’agit en fait d’éviter les emballages qu’on jette à peine arrivé chez soi après avoir fait les courses. :
Acheter ses fruits et légumes chez un primeur et les mettre dans un panier puis dans un sac durable. En effet, combien sommes-nous à mettre les fruits et légumes dans des sachets en papier ou des sacs plastique pour au final les jeter en arrivant chez soi ?
Acheter sa viande et son poisson chez le boucher et le poissonnier. Certes, ils enveloppent les produits dans un papier de conservation. Néanmoins, c’est plus limité que de les acheter en supermarchés où la viande est dans une barquette avec du film, où pire avec les marques qui les emballent dans des emballages en aluminium.
Acheter de nombreux produits en vrac : pâtes, riz, céréales, graines, fruits secs. Pour les transporter, on peut aisément imaginer de garder le sac en papier pris la première fois et de les réutiliser à chaque fois. Puis les stocker dans des petits pots en verre. J’ai d’ailleurs vu qu’une épicerie en vrac allait ouvrir pas trop loin de chez moi, donc je suis ravie !
Limiter les produits sur-emballés. A titre d’exemple, je préfèrerai acheter une boîte de thé vrac plutôt qu’un boîte de sachets de thé qui multiplient les déchets.
Vendre ou donner au lieu de jeter des objets. Je considère que les vêtements, chaussures, mobilier, outils, ustensiles doivent avoir une deuxième vie. Si vendre ses biens permet de se faire un peu d’argent, cela permet aussi de leur donner une seconde vie. Il y a de nombreuses solutions : vide-dressing, recyclage, dépôt dans des bornes, dons aux voisins ou aux associations. Je suis souvent consternée de voir certains encombrants qui sont déposés près de containers et qui feraient des heureux !

Il me semble que ce sont 5 résolutions faciles à mettre en oeuvre, sans impact sur nos habitudes de consommation et notre budget. Je vais essayer de m’y tenir et je reviendrai par ici vous raconter tout ça.

J’écris aussi ce type d’article pour avoir votre ressenti, vos conseils, vos remarques. Donc n’hésitez pas !

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3 Commentaires

  1. 7 décembre 2015 / 2 h 59 min

    Je te suis à 100% dans ce raisonnement. Ici nous essayons aussi de réduire un maximum nos déchets, nous recyclons et compostons au maximum, nous avons la chance d’avoir une copropriété et une surtout une ville (Montréal) qui prennent ça très au sérieux.
    On essaie d’acheter le plus possible en vrac et avec le moins d’emballage, par exemple nos fruits et légumes direct dans le panier. Depuis quelques semaines j’ai aussi grandement diminué mes déchets de salle de bain en délaissant les tampons et autres réjouissances du même genre pour la coupe menstruelle, je suis conquise. Je fais des économies et la poubelle reste vide !
    J’attends ton retour sur tes 5 résolutions 🙂 Bon succès !

  2. Stéphanie
    7 décembre 2015 / 15 h 42 min

    Bravo pour cet article, je te conseille le livre « Zéro Déchet » de Béa Johnson, sur la réduction des déchets de sa famille. C’est une vraie source d’inspiration !

    • justemaudinette
      Auteur
      8 décembre 2015 / 19 h 32 min

      Oui, on m’en a parlé ! Merci !

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